dimanche 4 mai 2014

Isn't it ironic? Don't you think?

J'écoute : "Don't be afraid" (Nobuo Uematsu, FFVIII)
Je lis : Le Secret de Moonacre d'Elizabeth Goudge
Voici un petit dessin que j'ai fait, colorié aux crayons de couleur de la marque Prismacolor. Le papier est du Daler-Rowney 220g/m² au format 25x25cm qui me change énormément du format A4, je dois dire ! Je peux sans problème dessiner trois personnages côte à côte, c'est très pratique ! Pour la petite anecdote, j'étais allée faire un tour du côté de Montmartre pour prendre des photos de documentation, et je suis entrée dans la boutique de tissu "Reine" où ils exposent des petits mannequins avec des tenues trop belles et trop mignonnes ! Je suis loin d'être une férue de mode, mais là j'ai trouvé les robes et les chemisiers trop chics ! Comme je n'avais pas le droit de les prendre en photo, j'ai essayé d'en mémoriser pour pouvoir les dessiner ! J'en ai fait toute une série du coup ! Je les mettrai ces prochains jours si je les termine. En tout cas j'aime bien les tenues féminines avant les années 1960 à peu près. C'est la première fois que des tenues de mannequins me donnent autant envie de dessiner ! xD
Pour la qualité de l'image, je suis désolée. Comme je suis une grosse feignasse, j'ai pris une photo avec mon portable car j'ai trop eu la flemme de scanner... Sinon je voulais aussi parler de mes dernières découvertes, comme d'hab'.
J'ai aimé : *Un peu, **beaucoup, ***passionnément, ****à la folie, °pas du tout.

"Tristan und Isolde" de Richard Wagner à l'Opéra Bastille° 
C'est triste à dire mais ce "Tristan et Iseult" restera certainement un de mes pires souvenirs d'opéra. Et cette fois-ci pas à cause de mon "entourage" mais à cause de la mise en scène (quasi-inexistante) et de sa longueur. Les images filmées de la vidéo projetée pendant tout l'opéra reflètent tout ce que je déteste dans l'art contemporain (et malheureusement on ne peut pas s'abstenir de ne pas regarder l'écran, vu sa taille et la configuration de l'Opéra Bastille). Vous savez, les trucs qui passent en boucle sur les écrans dans les expositions de galerie d'art à Paris oùtoutestdanslasymboliquedelimageetdugeste... eh ben, c'était ça. En plus je suis sûre que ce genre de production coûte très cher (à monter, je veux dire). Bref, même la musique de Wagner ne m'a pas transportée car j'étais déjà trop distraite (5h d'opéra c'est très long... J'ai hésité jusqu'au bout à partir avant la fin de la dernière partie). Ça n'a donc pas du tout été le coup de foudre, on va dire (c'est mon premier "°pas du tout aimé" que je mets, comme quoi !!!).
Pour l'histoire, je pense que tout le monde la connaît, mais j'ai apprécié que dans cette version Iseult soit consciente de ce qu'elle fait boire à Tristan (elle n'est pas l'oie blanche décrite dans les versions connues) et des conséquences que cela va engendrer avec son mari, le roi Marc...

"Jamaica Inn" (BBC) d'après le roman de Daphné Du Maurier** (L'Auberge de la Jamaïque en français)
Comme j'ai lu le roman il y a plusieurs années (peut-être presque dix ans, gosh ! °-°), mes souvenirs de l’œuvre originale ne sont pas forcément très frais... Mais je me souviens avoir plutôt apprécié l'ensemble et les deux héros. J'ai plutôt bien aimé la mini-série (3 épisodes d'une heure chacun) puisque j'ai enchaîné les trois parties. Cependant les scénaristes ont pris assez de libertés... En tout cas je trouve que les épisodes sont bien équilibrés. La seule chose que je reproche à la série, c'est la scène de la falaise de la fin que j'ai trouvé trop longue et pas très compréhensible (on n'arrive jamais à savoir comment le héros est placé par rapport au méchant et à l'héroïne...). Bon, je pardonne les Anglais qui ne sont pas les meilleurs en scène d'action ! xD Bref, une petite série très sympa, avec de très belles images et de très belles couleurs. :)
Par contre on est loin des period dramas habituels où l'héroïne prend le thé et discute des potins du village avec ses amies ou ses sœurs, hein ! Pour un bref résumé, Mary Yellan se voit forcée d'aller habiter avec sa tante et son oncle qui tiennent une auberge perdue au milieu de la lande. Elle soupçonne très vite qu'il se passe des choses pas nettes pendant les nuits. En effet elle se retrouve en fait mêlée à un groupe de contrebandiers qui n'hésite pas à dépouiller de leurs biens les rescapés et les navires naufragés de la côte... Elle va tenter d'arrêter ce trafic en demandant de l'aide à un mystérieux vicaire et au charmant petit frère de son oncle, Jem Merlyn. Mais les apparences sont trompeuses...

Les petites ironies de la vie de Thomas Hardy***
Le recueil se compose de neuf nouvelles en passant par différents registres (tragique, ironique, réaliste, et même presque fantastique pour l'une d'entre elles !). Les récits s'attardent la plupart du temps sur les aléas de la vie et l'histoire d'un couple et ses conséquences (parfois désastreuses). J'ai beaucoup aimé "Une femme imaginative", "Le hussard triste" et "La tournée" qui est la nouvelle que j'ai préféré du recueil, je l'ai trouvé à la fois belle, cruelle et ironique à souhait... J'aimerais bien en faire une adaptation BD un jour, qui sait ?! (J'ai même commencé à esquisser quelques petits trucs. Je les montrerai peut-être un de ces quatre...)
Les textes se lisent très agréablement (enfin autant que peut l'être une lecture d'un Hardy). En tout cas, globalement j'ai beaucoup aimé. Je voulais mettre une petite phrase d'accroche pour chaque nouvelle, mais comme ce sont des récits courts, je pense qu'il ne vaut mieux pas gâcher le suspense...