vendredi 14 février 2014

Orgueil et idéalisation

Onéguine et Tatiana
« Onéguine » à l'Opéra Garnier (musique de Tchaïkovski, chorégraphie de John Cranko)
« Onéguine » est un ballet néo-classique que j’adore, grâce à son sujet, son histoire, son époque, sa musique, sa chorégraphie, ses costumes et décors, mais surtout ses héros. Les musiques viennent de différentes œuvres de Tchaïkovski, ça peut paraître un peu « patchwork » quand on entend ça pour la première fois, mais l’arrangeur a fait, je trouve, un très bon travail d’harmonisation (des thèmes reviennent pour chacun des personnages).

La scène du Spiegel (ou miroir)
Petit résumé (et je fais d'une pierre deux coups avec le roman que je n'avais pas pris le temps de résumer le ballet suit très bien la trame principale) : Tatiana, la jeune et naïve héroïne du début, tombe éperdument amoureuse de son voisin Eugène Onéguine, jeune dandy oisif du début du XIXe siècle en Russie. Nourrie de lecture romanesque, elle idéalise le jeune homme et finit par lui déclarer sa flamme par lettre. Mais celui-ci la rejette et préfère flirter avec la sœur de Tatiana, Olga, qui est déjà fiancée à Lenski, le meilleur ami d'Onéguine (ça va, on suit ? xD). S'ensuit un duel entre les deux hommes où Lenski perd la vie. Onéguine s'exile de la ville face à l'absurdité de la situation. Il revient dix ans plus tard et retrouve Tatiana mariée à un vieux général. Il se rend compte que celle-ci est la femme idéale et lui déclare à son tour son amour, mais il est trop tard... car Tatiana ne trahira pas son mari, même si elle aime encore Onéguine.

Onéguine arrivant au bal
Les Anglais ont Darcy, les Russes ont Onéguine. A chaque fois que je vois arriver Lenski et Onéguine, je pense toujours à Bingley et Darcy. Comme il y a aussi deux sœurs, Olga et Tatiana, ça me rappelle aussi les sœurs Bennet (ici, il y a une coquette et une rêveuse). Même si j’arrête pas de me dire que Tatiana et Onéguine, c’est un peu la rencontre de Catherine Morland, l’héroïne de Northanger Abbey, et de Darcy ! La scène du miroir reflète bien l’imagination un peu fantasque et romantique de la jeune fille (c’est le reflet d’un Onéguine passionné – et idéalisé par la jeune fille – qui traverse le miroir pour danser avec elle). Pendant les scènes de bals, on ne peut s’empêcher de voir aussi le côté austenien des situations : la mère veut caser ses deux filles et les « vieux » ne peuvent s’empêcher d’épier la jeune génération… Chez Onéguine, on perçoit aussi particulièrement bien son ennui et son dédain du beau monde pendant le premier bal…

Onéguine déchirant la lettre de Tatiana (ou comment briser le cœur d'une pauvre jeune fille de façon bien cruelle ! xD)
J’aime presque tout dans ce ballet, surtout sa musique, magnifique et expressive à souhait. (La seule longueur que je lui trouve, c’est le Pas de deux de Tatiana et du Prince Grémine, son mari.) Les Pas de deux de Tatiana et Onéguine sont des chef-d’œuvres de chorégraphie, impliquant une alchimie parfaite entre les deux danseurs et des portées vertigineux à couper le souffle jusqu’à en donner des crampes d’estomac au spectateur (à moi en tout cas ! xD) ! Enfin, ces Pas de Deux me donnent la larme à l’œil tellement les musiques sont belles !

Tatiana éconduite pendant le bal
La représentation était magnifique, j’ai adoré les deux danseurs principaux, ils avaient vraiment beaucoup de charisme. « Onéguine » nous replonge dans la Russie du début du XIXe siècle. Il n’est plus question de tutus courts ou longs ici, mais bien de robes style empire (j’adore les robes et les coiffures de Tatiana). Bref, vous l’aurez compris, « Onéguine » est un ballet qui promet beaucoup de sensations fortes au sens émotionnel. En tout cas je vous conseille vivement de découvrir cette magnifique œuvre qu’est ce ballet néo-classique. Ni trop long, ni trop court (1 h 30 en tout), je dirais même presque trop court, il réunit toute les qualités d’une œuvre romantique. Et franchement, toutes les fans de period dramas devraient aller voir « Onéguine » ! C’est vraiment le seul ballet que je conseillerai au « grand public » féminin, car il est très facile à suivre et les personnages ont une vraie psychologie.

Tatiana et son mari, le Prince Grémine
J'ai d'ailleurs moi-même été très surprise lorsque j'ai découvert ce ballet, qui ne me disait rien du tout au début et que j'ai volontairement "snobé" en 2011 à l'Opéra Garnier, puis en 2013 au Royal Opera House... mais bon je me suis rattrapée depuis !

Onéguine éconduit par une Tatiana mûre
En bonus, une sorte de petite bande-annonce (ça raconte tout le ballet en 2 minutes ! xD) par le Stuttgart Ballet :



J’ai commencé une illustration que m’a inspirée le ballet, j’espère la finir un jour, mais comme je sais que ce n’est pas pour maintenant, je préfère séparer les deux ! xD

Pour plus de cohérences, j'ai par ailleurs illustré mon post avec les photos du Stuttgart Ballet qui proviennent du site de la compagnie.

dimanche 9 février 2014

Watashi wa BARA no...

... sadame ni umareta...

Autre séquence nostalgie ! :) J'espère ne pas avoir à la nommer, tout le monde devrait la reconnaître par ici ! ;)

J'ai utilisé du papier Lanaquarelle 100% coton, grain fin, 300g/m². Un des meilleurs avec le Arches. Je pense qu'il se prêtera particulièrement bien aux lavis et j'aime beaucoup comment il fait ressortir les couleurs.

Ah oui !! C'était aussi une bonne occasion pour moi de tester le drawing gum (j'en ai mis sur les pétales de roses flottants) !! C'est assez pratique mais il faut prévoir de sacrifier un pinceau fin pour en appliquer... Prenez-en un de premier prix de préférence car ce serait bête d'user un Raphaël pour ça !! Oui, car ça reste collé dessus après. En tout cas je n'ai pas réussi à enlever ce qui restait sur le pinceau... Pour le drawing gum, j'en voulais un qui s'enlève à la main car c'est plus rapide. Enfin, voilà !!!

jeudi 6 février 2014

Je voudrais vivre ma vie...


... comme un conte écrit pour moi ! Rien que pour moi !

Grâce à Creamy et toutes ses teintes bleues, roses et violettes, je me suis rendue compte que mon scanner effaçait presque tous les bleus pour saturer en jaune... Bon sinon, sur la version originale, Creamy a l'air d'être passée aux U. V., alors je l'ai un peu "blanchie" à l'ordi... Encore une fois, c'est ça quand je remets trop de couches... je ne peux pas m'en empêcher ! Pourtant je sais maintenant que toutes les fois où j'ai repassé par dessus une première couche, je n'ai souvent fait que des bêtises...

Voilà, je sais aussi maintenant que, quand ce n'est pas nécessaire, le fond ne doit pas être trop foncé.

J'ai dessiné Creamy parce qu'elle est l'héroïne de mon enfance ! Au fait, autant j'adore Creamy, autant je déteste Yû ! Je la trouve vraiment trop c*nne !! xD

Cette fois-ci j'ai utilisé du papier Moulin du Coq en 325g/m². Je l'ai trouvé très (trop) absorbant. A chaque fois que je voulais mélanger une couleur avec celle d'avant, ça me l'aspirait... Enfin, voici le résultat. Bon... il y a encore un peu trop d'auréoles à mon goût... u__u