samedi 14 décembre 2013

La Liseuse

J'écoute : "Go the distance" (Michael Bolton - "Hercule" OST)
Je lis : Prada et préjugés (Mandy Hubbard)

Je me disais que jamais, jamais, je ne pourrais lire un livre sur un écran, eh bien j'ai finalement changé d'avis... J'adore le principe de l'écran mat et plat avec l'encre spéciale qui apparaît. :) En tout cas c'est très agréable de lire sur liseuse et c'est assez transportable même si je n'ai rien pour la protéger pour le moment. Voici donc mes dernières lectures intéressantes, plus ou moins lointaines. (Aimé un peu*, beaucoup**, passionnément***, à la folie****, pas du tout°.)

"Spicy Pink" de Wataru Yoshizumi **
Ça fait un petit moment que je les ai lus alors je ne m'en souviens pas forcément très bien mais j'avais bien aimé. Ce sont les derniers de l'auteur qu'il me restait à lire. Le public visé est résolument plus adulte mais ça reste très prude et mignon. L'héroïne est une mangaka, auteur de shôjo, en manque d'inspiration. Elle va faire la connaissance d'un chirurgien plastique lors d'une dating party... C'est court et très agréable à lire même si ça ne restera pas ma série préférée de cette auteur.

De grandes espérances de Charles Dickens **
J'ai hésité avec "aimé un peu" car la première partie du roman est assez laborieuse... J'ai un peu de mal avec Dickens car je trouve son style très factuel, très distant, et il y a toujours un nombre incalculable de noms de personnages à retenir. J'ai lu ce roman en partie pour enrichir les lectures bibliographiques de mon mémoire, mais je voulais de toute façon le lire un jour ou l'autre alors...
De grandes espérances est narré par Pip, héros auquel je ne me suis pas vraiment attachée. Le jeune homme, formé pour devenir forgeron, va être un jour propulsé dans la ville de Londres afin de devenir gentleman. Son éducation est financée par un mystérieux bienfaiteur qui préfère garder l'anonymat. Pip est persuadé que son bienfaiteur est Miss Havisham, une riche voisine qui a pour fille adoptive, la très belle mais très cruelle Estella dont le héros s'éprend éperdument... Complots, coups de théâtre, balades dans le Londres victorien du XIXe siècle, autant dire qu'en théorie l'univers de Dickens a tout pour me plaire. Malheureusement j'ai trouvé le roman un peu long, même si à la moitié du livre tout s'accélère. Et puis je n'ai pas du tout aimé le personnage d'Estella, celle pour qui tous les cœurs s'enflamment, et la fin m'a paru un peu rapide. Mais dans l'ensemble, c'est plutôt agréable à lire.
J'ai vu le film sorti l'année dernière avec Helena Bonham-Carter dans le rôle de Miss Havisham et Ralph Fiennes dans le rôle de Magwitch (l'évadé de prison) et j'ai bien aimé dans l'ensemble. Estella m'a paru aussi un peu plus à plaindre que dans le livre... Sinon il y a aussi eu récemment une version en mini-série de la BBC, mais je n'ai pas encore eu le temps de la voir...

La Vie de Marianne de Marivaux ***
Marivaux est surtout connu pour ses pièces de théâtre et il n'a écrit que deux romans (inachevés). Je ne sais pas quelle épaisseur le livre aurait fait s'il avait fini La Vie de Marianne, qui est déjà bien fourni (presque 700 pages...), mais j'aurai adoré avoir la suite de ses aventures, ainsi que celle de son amie (oui, car il y a une histoire dans une histoire un moment) ! J'ai aimé le personnage de Marianne, pauvre orpheline destinée à vivre de multiples aventures et à susciter des passions autour d'elle, et celui de Valville, qui est un "héros" un peu atypique (ce n'est pas un Valmont mais ce n'est pas non plus un dadais niais, quoique xD)... Bref, ça se lit vraiment très bien ; je suis très contente de l'avoir ressorti du fin fond de ma bibliothèque (vu qu'il traînait depuis presque deux ans).

La dernière fugitive de Tracy Chevalier ***
Encore une bonne lecture, décidément je suis comblée dernièrement ! :) Tracy Chevalier, auteur de La jeune fille à la perle (que j'ai adoré), est une des rares auteurs contemporaines que je lis et dont les travaux m'intéressent. Son dernier roman raconte le périple américain d'une jeune Anglaise et quakeresse au XIXe siècle. La jeune fille va devoir se faire aux coutumes du Nouveau-Monde, tout en gardant ses principes quakers, ce qui s'avère plutôt difficile dans un pays où l'esclavage n'est pas encore aboli...
Après quelques derniers romans un peu moyens et une narration plus fluide que son dernier livre Prodigieuses Créatures, l'auteur revient en grande forme avec cette histoire à la fois sociale, historique et romantique. J'ai hâte de savoir quel sera le sujet de son prochain roman ! :D

There must be murder de Margaret C. Sullivan **
Ce petit roman est un sequel (suite ou continuation) du roman de Jane Austen, Northanger Abbey. Henry et Catherine Tilney sont de jeunes époux et ils retournent à Bath pour y vivre, peut-être, des évènements mystérieux entourant une étrange disparition, concernant l'héritage d'une famille qui s'arrache les biens du défunt...
J'ai bien aimé dans l'ensemble, et ça fait plaisir de retrouver les héros de Northanger Abbey, d'autant que les caractères sont plutôt bien respectés. :) Le livre n'est pas très épais et l'anglais assez moyen pour pouvoir suivre l'intrigue sans encombres. Je le conseille aux fans du roman original (et du couple Tilney) !

Le Professeur de Charlotte Brontë **
Après Jane Eyre et Villette, Le Professeur est le troisième roman que je lis de Charlotte Brontë (et en ce moment je lis son dernier, Shirley, dont je reparlerai sûrement quand j'aurai fini). J'ai moins aimé Le Professeur que Jane Eyre, étant donné que c'est son premier roman, et que c'est une esquisse de ses futurs romans, mais je l'ai plus apprécié que Villette. Je disais que Charlotte Brontë a en fait écrit la même histoire mais de trois façons différentes avec cette trilogie du héros ou de l'héroïne instituteur/institutrice... et toujours ces mêmes clichés péjoratifs contre les Belges et les Français... Pauvre Charlotte, elle reste traumatisée par son séjour à Bruxelles !
Enfin bref, pour parler du livre même, je l'ai trouvé très agréable à lire (décidément !) même si l'histoire reste simple et un peu prévisible : un Anglais, William Crimsworth, part en Belgique enseigner l'anglais et le latin dans des écoles bruxelloises ; il va successivement se sentir attirer par la Belge et très catholique (et donc très perfide, pour Charlotte) Mlle Zoraïde Reuter puis par son élève, la Suissesse mais très anglaise (et donc très pieuse) Miss Frances Evans Henri. Le combat ne fait pas long feu, vous l'aurez deviné... Les clichés ultra-péjoratifs contre les Français et les Belges m'exaspèrent chez Charlotte Brontë, ça m'avait vraiment énervée dans Villette, mais un peu moins ici... (Mais bon, ça gêne toujours une lecture ce genre de propos.)
Au fait, c'est le premier ebook que je finissais sur ma liseuse ! Ça a été très plaisant et très rapide à lire !

Voilàààà !! A bientôt, j'espère !!!

lundi 9 décembre 2013

Bazar en vrac...

J'écoute : "Je voudrais un bonhomme de neige" (La Reine des Neiges)
Je lis : Shirley de Charlotte Brontë

Toujours pas de dessin en vue... pas beaucoup d'inspiration pour dessiner dernièrement, désolée. Du coup je parle de mes derniers passages cinéma/théâtre/opéra/ballet/musical des derniers mois, et en vrac... (Aimé un peu*, beaucoup**, passionnément***, à la folie****, pas du tout°.)

"Les Garçons et Guillaume, à table !" *
Le premier film de Guillaume Galienne (que je connaissais depuis ses "bonus de Guillaume" au Grand Journal de Canal +) est une œuvre que je n'ai pas détestée mais que je n'aimerais pas forcément revoir. C'est un humour très spécial et les tics de l'acteur peuvent parfois agacer, et même très profondément... Je ne suis d'ailleurs pas spécialement fan de lui mais le pitch était intéressant et le message destiné à sa famille (enfin à sa mère surtout) est finalement assez dur. Et puis, oui, j'avoue que j'ai toujours cru depuis le début que M. Galienne était gay ! A croire qu'il a sorti son film pour remettre les points sur les i...

"Hunger Games L'Embrasement" **
Deuxième volet des (més)aventures de Katniss Everdeen. J'ai préféré le premier film, j'en étais ressortie plus émotionnée que de celui-ci. Et puis cette fin, c'est pas possible... Bien sûr elle respecte à la lettre celle du livre, mais justement il fallait s'en détacher et expliquer un peu mieux la situation... Bref, nos héros sont de retour dans les mortels "Jeux de la Faim". Avec une héroïne pareille, c'est un peu difficile de s'attacher au personnage et les deux autres garçons font plutôt figuration (il y a en fait tellement de personnages qu'on les voit seulement tous "un peu chacun", ce qui est assez dommage). En tout cas l'"arène" des Jeux étaient vraiment bien faite et les effets spéciaux étaient mieux que dans le 1. Le dernier tome sera divisé en deux films, pour 2014 et pour... 2015 ! Je trouve ça vraiment aberrant de couper le tome en deux, surtout qu'il n'a pas plus d'infos que les deux premiers, mais ça semble à la mode de faire ça dernièrement (aaah marketing quand tu nous tiens). Et ceci est d'autant plus dangereux que certains spectateurs pourraient "lâcher" entretemps...

"Miss Charity" (pièce de théâtre adaptée du roman de Marie-Aude Murail au Théâtre Essaïon) *
La nouvelle pièce de l'actrice qui avait déjà créé "Les 3 vies de Jane Austen" raconte le destin de la petite Charity Tiddler, personnage du roman de Marie-Aude Murail inspiré de la vie de Beatrix Potter, elle-même créatrice du célèbre Peter Rabbit (ouf !). La pièce est signalée "à partir de 7 ans" mais on dira plutôt 10 car il y a des sujets assez glauques et tristes qui sont abordés. Et il y a aussi beaucoup de jeu de mots anglais/français et de références à Shakespeare, ce qui peut être un peu abstrait pour un enfant. Pour la pièce en elle-même, je l'ai trouvée un peu space parfois... Il n'y a que deux personnages, Charity et le lapin (joué par l'acteur). L'adaptation reste très libre et ne s'intéresse qu'aux états d'âme et au mal de vivre de Charity qui se cherche. Bon c'est quand même un bel hommage aux femmes écrivains (et non pas écrivain-es !) et à la fin ça m'a aussi donné envie de relire le roman (que j'avais apprécié mais sans plus).

"Thor Le Monde des Ténèbres" *
Film dont je n'attendais pas grand-chose et qui a répondu à mes espoirs... Pas plus mauvais ni meilleur que le premier, j'ai trouvé le tout un peu brouillon. Le film a un peu plus d'humour que le 1er quand même et les scènes à Londres sont sympas. Sinon on a l'impression que, parfois, tous les acteurs se demandent ce qu'ils font encore sur cette production... (J'ai pas l'impression que ça marche du tonnerre non plus... oups, un mauvais jeu de mots.)

"La Reine des Neiges" ***
Enfin un Disney pas si prévisible que ça et avec deux héroïnes aux tempéraments très modernes ! Des derniers Disney en 3D que j'ai vus, c'est de loin celui que j'ai préféré. Les chansons sont mignonnes (en tout cas mieux que celles de "Raiponce", je trouve) même si les designs des persos sont les mêmes que ceux de "Raiponce"... Bref, j'ai bien aimé dans l'ensemble même si, encore une fois, l'histoire s'éloigne apparemment beaucoup du conte d'Andersen (j'étais en train de le lire, je l'ai pas fini... argh...).

"Elektra" (opéra de Richard Strauss à l'Opéra Bastille) *
Cette saison j'ai vu et je vais voir deux héroïnes mythiques (dans les deux sens du terme pour l'une, et pour l'autre) qui finissent par tuer sa mère et son beau-père (ou père et belle-mère) à l'aide d'une hache (si, si, elles la tiennent pendant le spectacle !) : Electre et Lizzie Borden. Après la mort de son père Agamemnon, assassiné par sa femme et son amant, Electre est bien décidée à venger celui-ci, même s'il s'agit de tuer sa propre mère, Clytemnestre. Avec l'aide de son frère Oreste, Electre parviendra à son but... L'opéra est plutôt court et il y a peu d'action. Aucun air ne m'est resté dans la tête à la fin, ce qui est dommage. Je ne m'y connais pas assez en opéra pour prononcer un avis plus poussé, si ce n'est que j'ai préféré les musiques de Wagner sur tous ceux que j'ai vus pour le moment.
Au fait, la deuxième héroïne dont je parle, Lizzie Borden, je la verrai dans un ballet en février et je reviendrai en parler. Pour faire court : à la fin du XIXe siècle, en Amérique, Lizzie Borden, une vieille fille vivant à Fall River, a été accusée du meurtre de son père et de sa belle-mère qui avaient été atrocement abattus à l'aide d'une hache. Elle a finalement été acquittée en raison du nombre insuffisant de preuves et aujourd'hui encore on ne sait toujours pas qui a commis les crimes. Mais plus tard, au XXe siècle, plusieurs visions de l'histoire (cinéma, ballet) maintiennent tout de même Lizzie comme responsable des faits...

"My Fair Lady" au théâtre du Châtelet *
Je ne suis pas du tout une adepte du film avec Audrey Hepburn que j'avais trouvé long et assez ennuyeux. Je me disais qu'avec la comédie musicale en live, ça passerait peut-être mieux. Dans un sens oui, mais je n'arrive toujours pas à accrocher à l'histoire, aux chansons, aux personnages. En plus je me suis explosée les yeux car les surtitres étaient vraiment loin et pas très visibles d'où j'étais. Dommage, car la production était vraiment bien (beaux décors, beaux costumes, même si la fameuse robe de Eliza Doolittle n'apparait pas ici, alors que le chapeau est celui de l'affiche.). Bon, au moins j'aurai réessayé.

"Romeo and Juliet" (ballet, musique de Prokofiev et chorégraphie de Kenneth MacMillan au Royal Opera House) ****
J'ai gardé le meilleur pour la fin, bien qu'il soit le plus éloigné dans le temps et dans mes souvenirs. Cette version de "Roméo et Juliette" est celle que je préfère, de toutes les versions que j'ai vues. J'ai été transportée du début à la fin : la musique, les décors, les costumes, l'histoire d'amour et de haine... J'ai beaucoup aimé l'interprétation et les prestations des deux danseurs principaux : jeunes, beaux, passionnés. Mais les rôles de Roméo et de Juliette impliquent aussi le jeu d'acteur, pas seulement la performance technique du danseur, et le couple s'en est sorti tout à fait honorablement. Elle, espiègle et légère, arrive même à faire rire le public lorsqu'elle mime le mal de crâne à la fin du bal. Lui, rêveur et audacieux, on l'entend haleter et pleurer à la mort de Mercutio.
Sinon, ouf ! on récupère Benvolio dans cette version. Le trio de garçons est de retour pour des morceaux de danse vraiment réussis. Le premier Pas de Deux de Roméo et Juliette est aérien, plein d'amour et d'espoir. Le dernier Pas de Deux, aux funérailles de Juliette, soit la scène finale, est rempli de tristesse et de désespoir, ce n'est plus dans les airs que Roméo tient Juliette, mais bien sur terre, sur son tombeau, qu'il traîne le corps de la jeune fille... Je crois que "Roméo et Juliette " est un des ballets qui fait ressentir le plus de sensations et d'émotions tout au long de l'histoire, en plus d'avoir des thèmes musicaux magnifiques.
Bref, une prestation que je ne suis pas prête d'oublier, je voulais que ça ne s'arrête jamais !

Voilà, c'est fini ! La prochaine fois je parlerai peut-être de mes lectures et de ma nouvelle acquisition (je me suis achetée une liseuse, c'est pratique et ça ne prend pas de place !) ;)